Himalaya : des vallées dévastées, des milliers de disparus

Déclenchée mercredi 26 août par l’effondrement d’un glacier et un glissement de terrain à la frontière entre le Népal et la Chine, la catastrophe a fait 987 morts au Népal et 16 en Chine, selon les derniers bilans, encore provisoires, communiqués par les autorités des deux pays.

Beijing fait également état de 546 personnes disparues, tandis que Katmandou en recense plus de 4.200.

Alors que la mousson se poursuit, les opérations de recherche et de sauvetage se concentrent notamment sur plusieurs tunnels au Népal. Une centaine d’ouvriers employés sur des chantiers de barrages pourraient s’y être réfugiés.

© UNICEF/Laxmi Prasad Ngakhusi
Un village du district de Nuwakot, au Népal, ravagé par les inondations dévastatrices du 26 août.

Le danger reste omniprésent

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) avertit que des cours d’eau obstrués pourraient encore provoquer de nouvelles inondations. « La menace de glissements de terrain est réelle et immédiate », souligne-t-elle.

Dans les districts de Rasuwa, Nuwakot et Dhading, parmi les plus durement touchés, routes, véhicules et habitations ont été engloutis sous plusieurs mètres de boue.

« En marchant là-dedans, on se retrouve debout sur ce qui était autrefois le deuxième étage d’une maison (…). Le rez-de-chaussée n’a pas disparu, il est juste sous vos pieds, quelque part dans la boue », décrit Matt Baden, responsable des opérations de la FICR au Népal.

Dans les zones sinistrées, les habitants reviennent malgré les risques, à la recherche de leurs proches et de ce qu’ils peuvent encore sauver.

« Nous avons rencontré un groupe qui creusait dans la boue à la recherche de leur mère, âgée de 82 ans, seule chez elle lorsque les eaux sont montées… Elle n’avait nulle part où aller », raconte M. Baden.

Des…

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Auteur: Nations Unies FR