C’est la première fois qu’une arme atomique a été utilisée en temps de guerre.
Bien que la ville ait été reconstruite, le conflit nucléaire demeure une menace mondiale, a déclaré Izumi Nakamitsu, Haute-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, lors d’une allocution prononcée au Mémorial de la paix d’Hiroshima, mercredi.
Des survivants, des membres de leurs familles et des représentants d’organisations internationales et de 120 pays figuraient parmi les quelque 55.000 personnes présentes à la cérémonie, selon le cabinet du Premier ministre japonais.
Se souvenir des morts, honorer les survivants
« En ce 80e anniversaire, nous nous souvenons de ceux qui ont péri. Nous sommes solidaires des familles qui portent leur mémoire », a déclaré Mme Nakatmisu, lisant un message au nom du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.
Elle a rendu hommage aux hibakusha – terme désignant les survivants d’Hiroshima et du bombardement atomique de Nagasaki trois jours plus tard – « dont les voix sont devenues une force morale pour la paix ».
« Bien que leur nombre diminue chaque année, leur témoignage – et leur message éternel de paix – ne nous quitteront jamais », a-t-elle dit.
Des civils blessés, ayant échappé à l’enfer qui faisait rage, se sont rassemblés sur un trottoir à l’ouest de Miyuki-bashi à Hiroshima, au Japon, vers 11 heures du matin, le 6 août 1945.
Une ville reconstruite
En un instant, le 6 août 1945, Hiroshima fut réduite en cendres, des dizaines de milliers de personnes furent tuées, « et l’humanité franchit un seuil sans retour possible ».
Au lendemain de la catastrophe, beaucoup pensaient que la ville ne se relèverait jamais et que rien ne pousserait, a souligné la haute responsable de l’ONU, mais la population a prouvé le contraire.
« Vous, habitants d’Hiroshima,…
Auteur: Nations Unies FR

