«Les symboles ne sont rien, c’est le combat qui donne aux symboles leur force !» Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste Kanak
Le 24 septembre 1853, la France prenait officiellement «possession» de la Nouvelle-Calédonie, un archipel isolé du Pacifique, habité par les Kanak, descendants d’un peuple présent depuis 3.000 ans.
Ce territoire a été «découvert» il y a 250 ans par l’explorateur britannique James Cook, qui lui donne le nom de Nouvelle-Calédonie. L’endroit n’éveille pas beaucoup d’intérêt à l’époque, à part pour quelques explorateurs et missionnaires. Mais au milieu du 19ème siècle, dans un contexte de défiance et de concurrence coloniale avec l’empire britannique, l’intérêt de la France pour l’archipel grandit et elle en prend finalement «possession» le 24 septembre 1853, il y a 171 ans donc.
Ce jour marque le début de la colonisation de l’archipel et de son peuple qui, tout en subissant des bouleversements majeurs dans ses structures sociales et culturelles depuis des décennies, a toujours exprimé sa résistance, que ce soit dans son endurance à faire perdurer un système traditionnel et un patrimoine culturel millénaire, son habileté à s’organiser politiquement, et sa détermination lors des diverses révoltes et affrontements qui ont secoué le territoire depuis son «annexion» à la France.
À l’image de ce que subissent déjà les peuples colonisés sur le continent Américain et aux Antilles – et de ce que fera subir plus tard la logique destructrice et exploiteuse de l’administration et de l’armée françaises dans les multiples conquêtes jusqu’à la fin du 19ème siècle – le système colonial se déploie ici, comme toujours, avec cette même logique mortifère :
- Discrimination, exclusion et travail forcé : relégué·es aux marges de la société et sous le coup du code de l’indigénat, les Kanak sont privé·es de leurs droits, déplacé·es, parqué·es dans des réserves, et…
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Auteur: B

