Quant aux négociateurs étasuniens et russes, « c’est du lourd « . Rien à voir avec ceux des sempiternelles réunions de l’Union européenne où on vient se congratuler, dans une atmosphère de Garden party.
L’évènement est d’évidence considérable. A lui seul il induit déjà une dynamique de paix. On entend des choses qui auraient été impensables il y a quelques mois : les discussions doivent porter, outre l’Ukraine, sur le rétablissement de l’ensemble des relations entre les Etats-Unis et la Russie.
Et surtout, le danger d’une guerre nucléaire s’éloigne. C’est énorme. Peu en font la remarque. Et pourtant là est l’essentiel, la réponse apportée ainsi à la question de la guerre et de la paix dans le monde, en suspens dramatiquement depuis trois ans. S’il y a bien une question existentielle, c’est celle-là. Au-delà de ce qu’on peut penser de Trump, de Poutine, et du résultat des négociations, c’est ce qui fait intrinsèquement de cet évènement une grande victoire pour le monde entier.
Qu’on se souvienne : il y a peine quelques semaines, les tirs de missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe avaient mené le monde à deux doigts d’un conflit généralisé. Ils deviennent désormais peu probables voire impossibles, du fait même de la tenue de cette réunion de Riadh. La raison en est simple. Les propriétaires de ces armements, les allemands avec leurs « Taurus », et les britanniques et les français avec leurs « Scalp » savent bien désormais que cela pourrait entrainer, pour leurs propres pays, une réponse destructrice des Russes, en l’absence prévisible de protection des EU. On se rend bien compte aujourd’hui que Zelenski et ses protecteurs européens n’hésitaient pas à risquer à chaque moment la sécurité des Etats-Unis eux-mêmes, et donc une guerre mondiale, par des attaques en profondeur sur le sol russe.
L’ouverture de négociations crée une réaction en…
Auteur: Djamel LABIDI

