Précisons : il n’est pas (du tout) question d’attaquer ici le Nouveau Front populaire (NFP) – pour lequel on ira voter sans guère d’états d’âme aux législatives des 30 juin et 7 juillet prochains. Puisque, comme vient de l’écrire l’ami Frédéric Lordon dans l’un de ces billets de blog (1) où sa justesse et sa verve nous font, par ces temps d’immenses et continuelles saloperies, beaucoup de bien : « On devrait normalement entendre cet argument assez simple que participer à un scrutin où se jouent ni plus ni moins que les conditions mêmes de toute activité politique de contestation n’équivaut pas à sombrer dans le fétichisme de l’élection, ses espérances ineptes et toujours déçues – le ‘crétinisme parlementaire’. »
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Ceci posé, et tout de même : penchons-nous brièvement sur le cas de M. François Hollande, ancien chef « socialiste » de l’État français, qui s’est, par un coup de force, porté candidat auxdites législatives sous la bannière dudit NFP. Comme l’ont goulûment rapporté la presse et les médias, l’intéressé a produit, pour justifier d’avoir ainsi forcé l’entrée d’une cérémonie électorale à laquelle il n’était pas invité, cette déclaration où le pauvre homme donne très fort l’impression de se croire devenu Jean Moulin per un pugno di secondi : « Si j’ai pris cette décision, c’est parce que j’ai estimé que la situation était grave, plus qu’elle ne l’a jamais été, grave parce que le danger représenté par l’extrême droite est aujourd’hui avéré. Jamais l’extrême droite n’a été aussi proche du pouvoir depuis la Libération. Et donc je dois, moi-même, à situation exceptionnelle, prendre une décision…
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Auteur: Sébastien Fontenelle

