La justice hongkongaise a déclaré jeudi 14 militants prodémocratie coupables de subversion, suscitant la « profonde préoccupation » de l’UE, dans le plus important procès contre des partisans de la démocratie dans l’ancienne colonie britannique depuis que Pékin y a introduit une loi de sécurité nationale.
Cette loi, promulguée mi-2020, a muselé toute dissidence à Hong Kong après d’importantes manifestations prodémocratie, parfois violentes, en 2019 dans ce territoire rétrocédé à la Chine en 1997.
Les autorités ont inculpé 47 figures de proue de l’opposition pour « conspiration à des fins de subversion », affirmant que leurs activités politiques visaient à faire tomber le gouvernement.
La justice s’est prononcée jeudi sur le cas des 16 mis en cause qui, parmi les 47, avaient plaidé non coupables.
Le juge de la Haute Cour, Andrew Chan, a décliné jeudi les noms de 14 accusés reconnus coupables. En font partie les ex-députés « Long Hair » Leung Kwok-hung et Ray Chan ainsi que l’ancienne journaliste Gwyneth Ho.
Le prononcé des peines est attendu plus tard dans l’année.
Le tribunal a déclaré non coupables deux anciens conseillers de district, Lawrence Lau et Shun Lee, mais le parquet a sans tardé annoncé que le ministère de la Justice ferait appel de cette décision.
L’Union européenne s’est dite jeudi « profondément préoccupée » après cette décision, dénonçant « une nouvelle détérioration des libertés fondamentales » dans le territoire chinois.
« Les accusés (…) sont pénalisés pour leurs activités politiques pacifiques qui devraient être légitimes dans tout système politique respectant les principes démocratiques fondamentaux », a déclaré une porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE,
Les militants condamnés…
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Auteur: AFP

