Le Parlement hongrois a adopté lundi 13 juillet un amendement constitutionnel visant notamment à mettre fin au mandat du président Tamás Sulyok, qualifié de « marionnette » de Viktor Orbán par le premier ministre Péter Magyar. Avec ce vote, « nous avons achevé la réforme constitutionnelle du régime Orban », s’est félicité Péter Magyar à l’issue du vote.
Le dirigeant conservateur pro-européen, qui a remporté les élections législatives d’avril avec une majorité écrasante, a promis de démanteler « brique par brique » le système mis en place par son prédécesseur, champion de l’idéologie illibérale. À commencer par le président qu’il a invité à démissionner à plusieurs reprises, sans succès.
L’amendement constitutionnel en 12 points a été adopté par 139 voix pour et 6 contre, lors d’un vote boycotté par le parti nationaliste Fidesz de Viktor Orbán, qui dénonce une tentative d’instaurer « un régime autocratique », un reproche qui lui a souvent été adressé par le passé.
Depuis les États-Unis, où il s’est rendu pour assister à la phase finale de la Coupe du monde de football, Viktor Orbán a appelé les Hongrois « à résister si le président est évincé de force », dans un message sur Facebook. Tous les regards sont désormais tournés vers ce dernier, qui s’il choisit de retarder son départ en refusant de signer l’amendement voté pourrait déclencher une crise constitutionnelle.
Départ ou destitution
« Il a maintenant cinq jours pour soit démissionner dans le délai fixé, soit signer cet amendement à la Loi fondamentale », a déclaré Péter Magyar, qui a promis d’engager une procédure de destitution s’il ne le faisait.
L’amendement prévoit la fin du mandat de Tamás Sulyok dès le lendemain de son entrée en vigueur, puis l’élection d’un nouveau président pour une durée de cinq ans par le Parlement, où le parti Tisza…
Auteur: La Croix (avec AFP)

