Malgré son contrôle de tous les rouages de l’État et des médias, Orban, l’homme fort de la Hongrie, indéboulonnable depuis 16 ans et vitrine de l’extrême droite européenne, vient d’être chassé du pouvoir, après avoir essuyé, ce dimanche, une lourde défaite électorale.
Cette défaite est aussi celle de Trump, qui a mis tout son poids pour le faire gagner en envoyant son bras droit JD. Vance le soutenir dans la campagne électorale. C’est une défaite pour Poutine, qui en avait fait un allié des plus fidèles. Une défaite pour tous les tenants de l’extrême droite qui, comme Le Pen, faisaient d’Orban un modèle à suivre.
Cette défaite a été possible parce que des millions d’électeurs des classes populaires se sont massivement exprimés, dans les villes comme dans les zones rurales, pour rejeter Orban. Et contrairement à ce que l’on entend, la plupart des ouvriers, des employés, des techniciens ou des artisans ne l’ont pas fait au nom de principes démocratiques abstraits, ni pour renforcer l’Union européenne contre Poutine ou Trump.
Ils ont rejeté Orban parce que celui-ci les a enfoncés dans la crise. En quatre ans, les prix ont augmenté de 40 % et le pouvoir d’achat des classes populaires s’est effondré. À l’opposé, l’argent a coulé à flots vers le monde des affaires avec des scandales de corruption retentissants, Orban arrosant tous ses proches.
Un rejet électoral…
Cette réaction de rejet s’est exprimée par la voie électorale. Si elle reste dans ce cadre, rien de fondamental ne changera pour le monde ouvrier. Le remplaçant d’Orban, Peter Magyar, est un ancien dirigeant de son parti, le Fidesz, un homme du sérail tout aussi conservateur et anti-immigrés. Parce qu’il se dit favorable à l’Union européenne, au contraire d’Orban, il est décrit comme le Macron hongrois. C’est dire que les travailleurs n’ont rien à en attendre !
Les masses populaires qui ont voté pour lui en…
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