Humanitarisme meurtrier

Cher.e.s camarades de Lundimatin,
on souhaitait vous informer de la création d’une nouvelle revue sous l’ombre angélique et joyeuse de Walter Benjamin.
En voici la présentation : https://groupevolodia.com/about/
Nous nous inscrivons sur le temps long, à raison d’un ou deux numéros par an (quelques axes : le réalisme et ses métamorphoses, Rosa Luxembourg, la cosmicisation du communisme). Entre les numéros nous proposons des traductions originales, des textes libres de droit et des carnets d’enquête ouvrière, etc. Nous travaillons également à un ouvrage autour de Walter Benjamin pour l’automne. Dans le cas où cela vous intéresserait, on peut vous proposer à la publication notre premier texte, une retraduction un peu particulière (seule la traduction anglaise de Beckett subsiste, la version originale française s’étant perdue), et qui fait écho à votre publication récente de « Théorie du fascisme allemand » de Benjamin. Vous en trouverez ci-joint le texte, précédé qu’une courte introduction.

Avec toute notre amitié,

groupe volodia

Étrange destin que celui de ce texte dont la version originale s’est perdue, qui nous parvient depuis une traduction anglaise de Samuel Beckett publiée en 1934 dans la grande anthologie Negro de Nancy Cunard et dont nous proposons ici une retraduction. On ne saurait en dater précisément la rédaction ni identifier avec certitude ceux ou celles qui en furent les auteurs (René Crevel sans doute et quelques autres), mais il ne nous est guère permis d’ignorer le contexte historique, social et politique qui en justifia l’écriture. Alors que l’Europe s’apprête à brûler dans l’incendie qu’elle a elle-même allumé, le groupe surréaliste de Paris se déchire à propos de la réorientation stratégique du mouvement : faut-il préserver le champ autonome de l’expression surréaliste ou bien se salir les mains en mettant le surréalisme au service de la révolution communiste et des luttes anticoloniales ?…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev