Une analyse des 140 pitchs des quatre premières saisons (2020-2024) de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6 a mesuré les niveaux d’humilité et de narcissisme des entrepreneurs. Résultat : l’humilité paie davantage.
Depuis quelques semaines, M6 diffuse chaque mercredi la cinquième saison de l’émission Qui veut être mon associé ?. Plus que jamais, à travers les pitchs passionnés des entrepreneurs et les commentaires enflammés des business angels, un débat d’actualité se dessine. Pour obtenir des financements – et plus largement pour réussir dans l’univers de la tech –, faut-il, à l’instar des emblématiques Elon Musk et Steve Jobs, afficher une confiance inébranlable voire un narcissisme arrogant ? Ou, au contraire, faut-il faire preuve d’humilité et d’ouverture, en se montrant réceptif aux suggestions et aux conseils des investisseurs pour transmettre la promesse d’une collaboration fructueuse ?
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Les business angels recrutés par M6, à l’instar de leurs pairs interrogés dans d’autres contextes, s’accordent à dire que la personnalité des entrepreneurs est déterminante dans leur décision de financement. Comme ils le disent souvent, dans le cas des projets entrepreneuriaux très récents, ils « parient sur le jockey (l’entrepreneur) plus que sur le cheval (le projet) ». Toutefois, lorsqu’il s’agit de préciser les traits de personnalité qu’ils valorisent tout particulièrement, les témoignages deviennent plus nuancés.
Humble et narcissique
Les investisseurs, dans Qui veut être mon associé ? et ailleurs, reprennent à leur compte les stéréotypes entrepreneuriaux véhiculés par les success stories de la…
Auteur: Ivana Vitanova, MCF en Finance, Université Lyon 2, EM Lyon Business School

