Hydrogène, autoroutes et avions, les transports selon M. Wauquiez

Lyon, correspondance

Des vélos crissent, des dents grincent. Faute de place en ce dimanche de l’Ascension, des cyclistes se sont vu refuser l’accès au TER Lyon-Grenoble. Un comble pour ces deux moyens de transport durables alors que le secteur des transports porte une lourde responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre. « Avec un tiers des émissions nationales, c’est la première cause de pollution de l’air. Une part prépondérante de ces émissions provient du transport routier, qui représente à lui seul 88 % de nos émissions de gaz à effet de serre », rappelle Valentin Desfontaines, responsable mobilités durables du Réseau Action Climat (RAC).

Dans le mille feuilles administratif français, c’est aux régions que revient la complexe tâche de changer le braquet des mobilités. Par son statut d’autorité organisatrice des transports, la Région décide du nombre de dessertes et de la fréquence des trains, se charge de l’entretien des infrastructures ferroviaires, planifie les schémas régionaux des voies vertes et des réseaux de cars, et comble les déficits des lignes aéroportuaires infranationales. Autant d’outils qui lui permettent de proposer une alternative à la voiture individuelle en appliquant une stratégie de complémentarité entre les modes de transport.

De l’hydrogène tape-à-l’oeil plutôt que les trains du quotidien

En Auvergne-Rhône-Alpes, le conseil régional consacre annuellement un tiers de son budget aux transports. Mais la « Région la mieux gérée de France », selon les mots de son président, Laurent Wauquiez (Les Républicains, LR) l’est-elle vraiment ? Associations d’usagers et opposants politiques jugent d’une même voix son bilan insuffisant. « Quand il est arrivé à la tête de la Région [en 2015], Laurent Wauquiez nous a dit “vous allez voir ce que vous allez voir !” Finalement, il n’a pas réussi à empêcher la SNCF de supprimer les trains », dit Marie-Hélène Riamon, tête de liste socialiste de la Loire et ancienne présidente de comité de ligne. « Laurent Wauquiez aurait pu ouvrir des lignes, des infrastructures, il n’en a faite aucune. C’est un bien piètre mandat », fustige pour sa part Fabienne Grébert, candidate écologiste aux régionales.

Pourtant, à en croire la communication de la Région, jamais autant d’argent n’avait été investi dans le rail. Son plan de relance prévoit un investissement de 130 millions d’euros consacrés aux petites lignes auvergnates. « Malgré des fermetures de lignes en début de…

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Auteur: Moran Kerinec Reporterre

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