La start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a assigné lundi plusieurs entités du gouvernement américain devant un tribunal fédéral de Californie pour obtenir la levée de sanctions qu’elle juge excessives et qui pourraient menacer son activité.
Le ministère de la défense a ajouté, la semaine dernière, Anthropic à sa liste de sociétés présentant un « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » en rétorsion au refus de l’entreprise de lever des restrictions d’usage à son IA.
Le dépôt de cette assignation, confirmé lundi par Anthropic, n’est qu’une étape formelle pour le groupe qui avait déjà annoncé jeudi son intention de saisir les tribunaux. Sollicité, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.
L’ajout à la liste des entreprises « à risque » est intervenu après la déclaration de Donald Trump, qui a enjoint, fin février, tous les services du gouvernement de « cesser immédiatement toute utilisation de la technologie d’Anthropic ». Le président américain entendait ainsi sanctionner le concurrent d’OpenAI pour son refus de voir ses modèles d’IA servir à de la surveillance de masse des populations ou à l’automatisation d’attaques mortelles par l’armée américaine.
« Ces mesures sont sans précédent et illégales », avance Anthropic dans le document de l’assignation. « La Constitution (américaine) n’autorise pas le gouvernement à exercer son énorme pouvoir pour punir une société d’avoir usé de sa liberté d’expression. »
Ces décisions sont « arbitraires », relèvent d’« un caprice » et « d’un abus du pouvoir discrétionnaire » du gouvernement américain, souligne la start-up de San Francisco. Selon elle, le gouvernement « cherche à détruire » Anthropic.
Classification « à risque »
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Auteur: La Croix (avec AFP)

