Une consommation équivalente à 100 000 foyers
Porté par l’essor de l’intelligence artificielle, le développement des data centers s’accélère. Dans la Drôme, le projet de datacenter de Sesterce Group (une entreprise marseillaise) au parc d’activités Rovaltain illustre les tensions croissantes entre expansion numérique et contraintes écologiques.
Ce futur data center est contesté par le collectif « AssezDC Rovaltain », qui rassemble notamment les Soulèvements de la Terre, les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G Drôme Ardèche, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, l’Atelier Paysan ainsi que des habitant·es de l’agglomération Valence-Romans.
Pour Jean-Claude Lemaire, bénévole aux Amis de la Terre, l’ampleur du projet est sans précédent. Il déclare pour La Relève et la Peste que « le projet est démesuré, visant à devenir le plus grand data center d’Europe avec une capacité d’1 gigawatt, en contraste avec le petit data center existant, qui ne posait jusqu’ici aucun problème ».
A l’heure actuelle, le plus grand data center français est le Digital Park, à la Courneuve, avec « seulement » 80 mégawatts de capacité sur 40 000 mètres carrés. Depuis les annonces de Macron au sommet Choose France, les projets se multiplient sur tout le territoire. Dans les 10 prochaines années, la France, qui compte déjà environ 350 centres de données, pourrait en accueillir une soixantaine de plus.
Une décision précipitée pour un projet surdimensionné
Pour le collectif, le projet s’est construit dans l’opacité. Jean-Claude Lemaire dénonce : « Il n’y a eu aucun débat démocratique. Le permis de construire a été instruit très rapidement, en 7-8 semaines, et accordé sans publicité, découvert par hasard par les riverains ».
Au cœur des critiques figure la consommation énergétique du site. Selon le collectif, « la phase initiale de 40 mégawatts consommerait autant…
Auteur: Chloe Droulez

