IA : la course pour rattraper une technologie sans garde-fous

Panne des services essentiels, infrastructures critiques déstabilisées, institutions démocratiques fragilisées : dans une lettre adressée aux États et aux développeurs d’IA, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dressé un inventaire des dangers liés aux systèmes les plus avancés.

Il s’inquiète notamment de l’émergence d’une intelligence artificielle dite « agentique » – capable d’agir de manière autonome pour accomplir des tâches et atteindre des objectifs. « Des défaillances impliquant des systèmes d’IA agentique pourraient paralyser des services essentiels, interrompre les communications, déstabiliser des infrastructures critiques et porter atteinte au cœur même des institutions démocratiques », a-t-il averti.

Le scénario décrit par le haut responsable touche jusqu’aux besoins les plus élémentaires. « Des populations entières pourraient se retrouver privées d’eau potable, de chauffage et de services financiers », a-t-il poursuivi. « . L’IA agentique accélère déjà le rythme et l’ampleur des conflits armés, tout en érodant les garde-fous qui nous séparent du lancement d’armes de destruction massive ».

Pour Volker Türk, le développement des modèles les plus puissants marque ainsi un changement d’échelle. « Nous sommes à l’aube d’un changement irréversible, qui nous affectera non seulement nous-mêmes, mais aussi les générations futures », a-t-il déclaré, estimant que « tous les droits humains sont menacés », y compris le droit à la vie.

Son avertissement intervient alors que s’ouvre lundi à Riyad, en Arabie saoudite, le quatrième forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA. Jusqu’au 17 septembre, gouvernements, chercheurs, entreprises, organisations internationales et représentants de la société civile doivent précisément tenter de réduire l’écart entre les principes éthiques déjà énoncés et leur…

La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR