Le 10 juillet 2026, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu le permis de construire du projet de supercalculateur de Rovaltain dédié à l’IA, d’une capacité prévue de 40.000 processeurs graphiques (GPU) destinés à l’entraînement et au déploiement d’intelligences artificielles. Le tribunal avait été saisi par le collectif Assez DataCenters, opposé au projet, dans le cadre d’un référé.
Au coeur des critiques, dont La Relève et La Peste vous parlait ici, figure la consommation énergétique du site. Selon le collectif, « la phase initiale de 40 mégawatts consommerait autant d’électricité que tous les foyers de l’agglomération de Valence-Romans – environ 100 000 ».
Fait rare : le permis de construire est suspendu jusqu’à ce que le recours soit jugé sur le fond. Le juge estime qu’il existe un doute sérieux sur la légalité du projet, notamment en raison de l’absence d’étude d’impact sur l’environnement, d’enquête publique et d’autorisation environnementale.
Pour Me Louis Cofflard, « c’est une grande victoire pour les associations, avec qui nous avons dénoncé avec rigueur un dossier manifestement illégal puisqu’il tentait un « passage en force » au mépris des droits environnementaux les plus élémentaires, notamment l’étude d’impact et l’enquête publique ; les incidences environnementales de ce type de projet sont très lourdes de conséquence et nécessitent par conséquent un vrai débat démocratique. »
Depuis les annonces de Macron au sommet Choose France, les projets se multiplient sur tout le territoire. Dans les 10 prochaines années, la France, qui compte déjà environ 350 centres de données, pourrait en accueillir une soixantaine de plus.
Pour Gaby, des Soulèvements de la Terre : « C’est une victoire d’étape importante. Elle permet d’ouvrir le débat sur la vitesse, la manière et la pertinence de l’implantation de ces infrastructures qui comme…
Auteur: Axel Guerillot

