S’agit-il de la « deuxième ère digitale » ? D’une révolution qui va donner encore plus d’ampleur à l’intelligence artificielle (IA) ?
Une nouvelle course à l’espace est en tout cas lancée, avec l’envoi de centres de données en orbite (CDO) autour de la Terre.
Pour en mesurer les enjeux, l’Union internationale des télécommunications (UIT), une entité des Nations Unies, a organisé fin septembre une discussion sur « Les centres de données orbitaux : le transfert de la puissance de calcul vers l’espace ».
Des centres de données dans l’espace sont-ils possibles ?
En fait, ils existent déjà. « Des millions de vaisseaux spatiaux et des dizaines de projets ont vu le jour ces six derniers mois afin de compléter les réseaux informatiques terrestres à haut débit », a rappelé Patricia Cooper, consultante spatiale américaine et modératrice de la discussion.
En mai 2025, la Chine a commencé le déploiement d’un « super-ordinateur » d’IA en orbite. Le mégaprojet, baptisé Three-Body Computing Constellation, s’appuiera à terme sur 2 800 satellites. En janvier, les autorités de Pékin ont lancé un plan quinquennal pour l’informatique spatiale.
Aux Etats-Unis, le secteur privé s’emballe aussi. « Des opérateurs ont déposé des demandes pour un nombre colossal de satellites, a expliqué Julie Kearney, avocate américaine et ancienne cheffe du bureau Espace de la Commission fédérale des communications (FCC) des Etats-Unis.
SpaceX en a demandé 1 million, StarCloud 88 000, Blue Origin 51 000 et Cowboy Space 20 000.
Il s’agit de projets d’une ampleur inédite et gigantesque. Ce ne sont pas des satellites de communication au sens traditionnel, mais des nœuds de traitement, des plateformes d’entraînement pour l’IA et d’infrastructures cloud, délocalisées du sol vers le ciel. »
Les centres de données orbitaux, une « révolution »
Dans…
Auteur: benelux
