Le président américain frappe fort. Il entend écraser toutes velléités de développement de l’intelligence artificielle (IA) hors des États Unis, à commencer par la Chine et l’Europe. Pour marquer les esprits, les tétaniser, il annonce mettre sur la table 500 milliards, renforce les intrications du public et du privé et réunit trois opérateurs majeurs nationaux privés. OpenAI, Oracle et SoftBank formeront désormais une nouvelle entreprise, baptisée Stargate, destinée à investir massivement dans la construction de nouveaux « data centers » (centre de données), ces lieux de stockage et de traitements de données informatiques. 10 projets sont d’ores et déjà lancés au Texas.
Cette annonce intègre les promesses d’investissements du gouvernement saoudien sur le territoire américain : près de 600 milliards sur 4 ans, dont une partie pour le développement des technologies liées et l’IA. Le premier ministre Mohammed Ben Salmane est, à titre personnel, l’un des plus gros investisseur de SoftBank. OpenAI est largement soutenu par des fonds saoudiens et Oracle est l’opérateur choisi par Riyad pour construire un campus de l’IA dans le royaume. Bref, tout cela ne fleure pas très bon la démocratie.
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L’objectif de Trump est simple : décupler les capacités de calculs pour assurer la puissance américaine. Il accélère les autorisations de constructions de data centers qui nécessiteront le bétonnage de milliers d’hectares. Mais il entend aussi permettre à ces usines de données, particulièrement gourmandes en énergie, de bénéficier de leur propre fournisseur d’électricité. Sont donc à l’étude les constructions d’usines nucléaires…
Auteur: Pablo Pillaud-Vivien

