Trump joue à nous faire peur. Comme il fait peur au Canada, au Mexique, au Groenland, au Panama. Et maintenant à Gaza pour des raisons différentes. Sur le plan économique, la menace que fait peser le nouveau président américain sur l’Union européenne – qu’il exècre -, avec la taxation des produits importés, est sans doute préoccupante. D’autant plus préoccupante si nous ne lui imposons pas une riposte à la hauteur. Parce que nous en avons les moyens si elle est anticipée, et concertée par les États membres.
Nous autres, Européens, ferions mieux d’observer ce qu’est le trumpisme.
La perspective d’une taxe contre taxe, pour plus protectionniste-que-moi-tu-meurs, serait en réalité perdant-perdant pour les européens et les américains. Nul n’y a intérêt en réalité. Et Trump le sait. Rappelons-nous, quand même, qu’il y a une part de bluff dans Trump. Les annonces de taxes à l’endroit du Mexique et du Canada n’ont duré que quelques heures. Trump affirme avoir gagné une négociation qui n’existe pas, ou qui préexiste à son investiture. Le Mexique a déjà envoyé ses troupes à la frontière américaine par le passé. À la demande même des États-Unis. Quant aux Canadiens, ce qu’il dit en avoir obtenu avait déjà été annoncé en décembre dernier, à savoir un plan frontalier du pays voisin à hauteur de 1,5 milliards d’euros.
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Bien sûr il ne faut pas sous-estimer, le Trump. Mais nous autres, Européens, ferions mieux d’observer ce qu’est le trumpisme. Parce que, contrairement à l’Union européenne, le trumpisme – au-delà du danger fasciste qu’il représente – est un plan stratégique à long terme. Il a une visée stratégique. Ce que n’a pas,…
Auteur: Pierre Jacquemain

