Le 7 janvier, Renee Good, mère de famille de Minneapolis, était exécutée de trois balles dans la tête alors qu’elle dénonçait les manœuvres de l’ICE, la police anti-immigration, près de chez elle. 48 heures plus tard, les autorités font bloc pour défendre ce crime, une énorme campagne de réécriture du réel s’est imposée, et les violences commises par l’ICE se poursuivent. On fait le point.
Soutien inconditionnel
«Je veux que chaque policier de ICE sache que le président, le vice-président et toute l’administration sont derrière eux». Ce sont les mots de JD Vance, numéro 2 des USA, deux jours après l’exécution de Renee Good.
Il a aussi affirmé que l’agent de l’ICE qui a tiré va bénéficié d’une «immunité absolue». Vance a également repris le narratif qui sert à dédouaner le tueur : selon lui, le tireur était «traumatisé» par un accident de voiture survenu six mois auparavant, et était donc «un peu sensible». C’est justement le problème : donner des armes et garantir l’impunité à des individus qui n’ont pas de maîtrise de soi.
Diffamations post mortem
La porte parole de la Maison Blanche, qui a déjà traité la victime de «terroriste», assène désormais que les tirs étaient «le résultat d’un mouvement d’extrême gauche plus vaste et sinistre qui s’est répandu dans tout le pays».
Une immense opération de renversement du réel est en cours dans les médias étasuniens et sur les réseaux sociaux. Des montages ignobles sur Renee Good circulent, des internautes exhument sa vie privée, épluchent ses relations, publient des témoignages à charge de ses proches, utilisent ses poèmes ou des photos personnelles pour la discréditer. Elle est traitée partout de militante «radicale» et «d’extrême gauche», mais aussi de «folle» et de mauvaise mère. Sa relation amoureuse avec une autre femme, qui était présente lors des tirs, est massivement…
Auteur: B

