IGPN : la grande faillite du contrôle des policiers 

C’est un chiffre qui sonne comme un aveu d’échec. Ou comme la confirmation statistique d’un déni d’État. Alors que le nombre d’enquêtes pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) a bondi de près de 60 % depuis 2016, la capacité de l’institution judiciaire à en identifier les auteurs s’est effondrée. « Chaque jour, trois affaires de violences policières sont ouvertes », résume l’ONG. Selon des données du ministère de la Justice obtenues par Flagrant Déni, le taux d’élucidation de ces affaires a baissé de 25 % entre 2016 et 2024.

« Concrètement, le b.a.-ba d’une enquête pénale, à savoir retrouver les auteurs, est de moins en moins assuré quand il s’agit de policiers », résumait Lionel Perrin, coordinateur juridique de l’ONG française d’investigation et de défense des victimes de violences policières, lors de la conférence de presse de présentation du rapport ce 18 novembre. En 2024, la justice n’a retrouvé les auteurs des affaires de violence par PDAP que dans la moitié des cas (51 %). Le taux d’affaires non élucidées est lui « deux fois plus élevé que dans le cas de violences exercées par des personnes “lambda” ».



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L’IGPN, l’arbre qui cache la forêt


Si l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) concentre l’attention médiatique, elle ne traite en réalité qu’une infime partie du contentieux : à peine 10 %. « L’IGPN joue un rôle de trompe-l’œil », analyse Flagrant déni. Pire, l’institution est « en crise ». Frappée par une crise des vocations, les policiers rechignant de plus en plus à enquêter sur leurs collègues, l’IGPN…

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Auteur: Maxime Sirvins

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