Au Bourget, en Seine-Saint-Denis, les insoumis n’ont pas simplement présenté leur programme. Ils l’ont mis en scène. Samedi 7 novembre, pour dévoiler la nouvelle édition de son programme, L’Avenir en commun, La France insoumise a orchestré une démonstration de force qui tient autant du meeting politique que du spectacle immersif. Devant une salle largement remplie (20 000 personnes selon le parti), plus de mille bénévoles mobilisés, les militants ont assisté à une succession de tableaux, de vidéos et d’interventions soigneusement chorégraphiées, avant l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon.
« Tout ce qu’on fait fonctionne », glisse un cadre du mouvement, résumant l’état d’esprit ambiant. Aux yeux des insoumis, le Bourget confirme une dynamique déjà éprouvée lors des rassemblements précédents. Dans les allées, en attendant le début du spectacle, les militants feuillettent l’ouvrage vendu sur place : ici, la campagne commence par la lecture.
Le programme comme « premier candidat »
Dans les rangs insoumis, le choix de placer le programme au centre de la campagne est assumé. « Le premier candidat chez nous, c’est le programme », insiste le député Aurélien Le Coq. Une manière de mettre le projet politique au premier plan, avant même la personnalisation de la campagne autour de Jean-Luc Mélenchon. « C’est la spécificité et la victoire de Jean-Luc Mélenchon en plus de dix ans d’avoir réussi à installer le…
Auteur: Emma Bador-Fritche
