“Il faudrait une grosse canicule pour une prise de conscience écologique”

Depuis plusieurs années, nous pouvons lire et entendre qu’il “faudrait une bonne grosse canicule pour éveiller les consciences”. Alors que nous venons de subir la 5ème canicule de l’année et que la France observe sa plus grande sécheresse historique, l’année 2026 aura eu le mérite de clarifier la chose. Non, il ne suffit pas d’une bonne grosse canicule pour éveiller les consciences.

Si nous pouvons espérer, comme l’explique le chercheur Gaël Brulé, la fin de l’innocence climatique, il faut bien définir de quelle prise de conscience nous parlons. Si certains médias donnaient encore de l’importance aux climatosceptiques lors de la canicule de mai 2026, ils ont vite arrêté lors des suivantes. En effet, les Français ne sont pas climatosceptiques, et mis à part quelques trolls et autres fans de Zemmour et Bardella particulièrement virulents sur les réseaux sociaux, ce problème est pour l’instant parti aux oubliettes.

Avoir conscience du réchauffement climatique est une chose, connaître et comprendre ses causes en est une autre. Faites le test “Les 10 notions de base sur le climat”, vous verrez que les bases ne sont pas encore acquises pour tout le monde. Mais l’inaction climatique est loin d’être un simple problème d’éducation ou de manque d’information. Si vous pouvez avoir conscience du réchauffement (ce qui n’est pas toujours le cas), il y a encore un monde d’écart pour passer à l’action et de multiples raisons pour lesquelles une forme de déni persiste.

Cet écart existe parce que de nombreux acteurs ont intérêt à ce que rien ne change et profitent même du chaos, mais aussi parce que le cadrage médiatique ne permet pas de passer à l’action. Explications en 4 points.

La canicule s’arrête (à Paris) : le changement climatique disparaît dans les médias

Chaque été, et notamment après chaque canicule, les journalistes s’interrogent : est-ce enfin…

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Auteur: Thomas Wagner