Une notation de crédit constitue une évaluation de la probabilité qu’un emprunteur — un gouvernement par exemple — rembourse sa dette intégralement et dans les délais impartis. Pour les États souverains, ces notations déterminent le coût de l’emprunt sur les marchés internationaux : plus la notation est basse, plus le risque perçu est élevé et, généralement, plus les charges d’intérêts sont importantes.
Le système actuel repose trop souvent sur des « informations obsolètes et incomplètes », pénalisant injustement les pays sur les marchés mondiaux des capitaux, a déclaré la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed, lors de l’ouverture de la réunion spéciale du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) consacrée aux notations de crédit, s’exprimant au nom du Secrétaire général, António Guterres.
« Un financement adéquat et opportun est le carburant qui alimente le développement durable », a affirmé Mme Mohammed, avertissant que « ce carburant vient aujourd’hui à manquer de manière périlleuse, tout en devenant de plus en plus coûteux ».
Elle a souligné que les pays en développement consacrent près de 1 400 milliards de dollars par an au service de la dette, alors même que plus de 3,4 milliards de personnes vivent dans des pays qui dépensent davantage pour le paiement des intérêts de leur dette que pour la santé ou l’éducation.
De l’eau potable propre coule d’un robinet au Sénégal
L’instabilité mondiale
La Vice-Secrétaire générale a ajouté que l’instabilité mondiale exacerbe la crise. La hausse des coûts des carburants et des matières premières — liée aux conflits et à la volatilité économique — intensifie les pressions budgétaires et freine la croissance, tandis que les pays vulnérables au changement climatique continuent de subir les pertes causées par les catastrophes sans avoir accès à des financements…
Auteur: Nations Unies FR

