A la naissance, le corps de l’être humain est une éponge. Il lui faut trois années pour constituer une barrière corporelle tenant la route face aux “agressions” extérieures.
Celles-ci sont variées : exposition aux produits chimiques des objets qui l’entourent, alimentation non adaptée et ultra transformée, qualité de l’air intérieur déficiente, produits ménagers et d’hygiène bourrés de substances toxiques, lieux mal isolés face à des températures toujours plus élevées…
Les structures d’accueil de la petite enfance ont donc un rôle crucial à jouer pour améliorer la santé environnementale du jeune enfant et contribuer à son développement dans un cadre durable et sain.
Or ni les grands textes fondateurs, nationaux et internationaux, sur la protection de la sécurité et du bien-être du jeune enfant[i], ni les travaux préparatoires du référentiel national sur la qualité d’accueil du jeune enfant publié le 2 juillet dernier, ne sont à la hauteur de ces enjeux.
Appliqué depuis la rentrée 2025 dans toutes les structures de la petite enfance – accueillant des enfants de 0 à 3 ans –, il gagnerait donc à être enrichi sans tarder. L’association Label Vie formule différentes propositions d’amélioration afin d’y intégrer l’état des connaissances scientifiques en santé environnementale.
Arrêtons d’intoxiquer les tout-petits
La vulnérabilité accrue des enfants de 0 à 3 ans aux produits chimiques s’explique par la formation toujours en cours des protections naturelles du corps et notamment de la peau, les voies respiratoires, les systèmes de détoxification…
La posture de découverte (toucher, marche à quatre pattes, ras du sol, mise à la bouche…), spécifique à ces âges, augmente les contacts du jeune enfant avec son environnement immédiat.
A poids égal un enfant inspire plus d’air, ingère plus de nourriture, boit plus de liquide qu’un adulte.
Nous alertons donc les…
Auteur: La Relève et La Peste

