« Il faut créer un sursaut citoyen » : les nouvelles stratégies du mouvement social

Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation se rapproche, le 2 octobre, le mois de septembre a été marqué par les débuts du mouvement social « Bloquons tout ». Le 10 septembre puis le 18, syndicats, collectifs, mouvements militants sont descendus sur les routes et dans les rues.

Après un mouvement contre la réforme des retraites marquées par des manifestations géantes au goût amer de défaite, « Bloquons tout » a multiplié les actions du répertoire militant. Blocages, occupations, désarmements (sabotages), manifestations déclarées et spontanées forment aujourd’hui un ensemble contestataire qui déborde des cortèges traditionnels avec des formes d’actions plus offensives.


Sur le même sujet : Dossier : « Bloquons tout » à l’épreuve des luttes communes

« Le point de départ, c’est de faire vivre la lutte. » Sylvain Dominiak, syndicaliste à Sud-Rail, refuse le « faux dilemme » entre cortèges et actions : « Les manifestations massives sont nécessaires. On pense que la grève et les manifs feront gagner la lutte. » Mais, entre deux dates nationales ou après une assemblée générale, « il faut occuper le terrain et garder les gens mobilisés ». Pour le syndicaliste, faire des actions « un peu pêchues » crée un vrai rapport de force, permet de donner envie de lutter et « de médiatiser des fronts invisibilisés ».

Multiplier les actions

Depuis des années, Sud-Rail multiplie les initiatives « à notre petite échelle », précise Sylvain Dominiak. « On a envahi BlackRock, le siège de SNCF plusieurs fois, on est allés sur les Champs-Élysées perturber un colloque en présence du ministre des Transports, Clément Beaune. » Plus récemment, « on est allés à Bercy pour la mobilisation du…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Maxime Sirvins

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com