À Paul Bélanger, le poète du plus qu’Incertain
et à Maro Maro, enfant bâtard d’un fantôme
et d’un coup de vent, un genre Rimbaud
auto-saboté avant de le devenir,
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La pancarte de l’université clouée par-dessus l’univers : quand même pas à s’y méprendre… On attend d’autres réponses. Je suis toujours aussi stupéfait quand je vois des généalogies du modernisme suivre Rimbaud comme des canetons. Pour bien mystifier l’esprit d’un marteau-piqueur, il faut garder le clou du spectacle secret.
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Rimbaud va avoir 13 ans quand papa Baudelaire meurt, laissant, à garder dans ses précieuses italiques, un lègue reluisant pour jeter les générations futures en extase : la fascination de la modernité. Les dents serrées, le poète adolescent mâchouille une rébellion.
Et alors du contrecarré dans la main perturbe la météo du sacré, ça s’agite, c’est fou, on dirait qu’il va pleuvoir de l’électricité. On finit par lire dans Une Saison en enfer :Il faut être absolument moderne.
Même si la phrase vaut cher dans le catalogue des collectionneurs, tu penses que c’est sérieux ?
Quand Rimbaud balance ça en 1873, ça fait quoi ? – vingt ans ? – qu’on se pète les bretelles en citant Baudelaire, le poète de la vie moderne, qu’on minaude en singeant le grand damné, beau ténébreux des poésies parnassiennes… – Ah certes Rimbaud est sans doute appelé par Baudelaire, les poètes maudits se reconnaissent, mais il peut bien le taquiner un peu aussi…
…Et surtout : se faire détracteur des autres groupies, suiveux croques-morts à la posture littéraire, c’est-à-dire tout le groupe guindé, peint par Henri Fantin-Latour, cercle des initiés que Verlaine lui a ouvert et que Rimbaud, « acariâtre et méchant », a aimé provoquer pour faire honte à son ami et le faire frémir en même temps d’une joyeuse délinquance sacrilège. Ce même Verlaine par qui…
Auteur: lundimatin
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