Les 750 salariés de Brandt recevront leur lettre de licenciement à Noël. Et combien d’autres si on prend en compte les entreprises qui ferment sans faire la une de l’actualité ?
Rien que pour l’industrie, après ArcelorMittal, NovAsco, Valeo, Forvia, Michelin, Stellantis, Blédina, Teisseire… 165 sites sont menacés depuis septembre, dont beaucoup de PME. Tous secteurs confondus, la CGT a recensé 483 plans de suppressions d’emplois sur les 18 derniers mois et plus de 100 000 emplois menacés ou supprimés.
Qui est accusé de cette saignée ? Le « libre-échange », la « concurrence déloyale », la « déferlante chinoise », entend-on. Façon commode de faire diversion en dédouanant de toute responsabilité les actionnaires, le grand patronat et tous ceux qui se sont enrichis pendant des décennies sur le dos des travailleurs !
Ne nous laissons pas enfumer : il faut demander des comptes à ceux qui dirigent et ont dirigé ces entreprises et à leurs commanditaires, les grands actionnaires, les bénéficiaires richissimes des fonds d’investissements ! Vont-ils se retrouver au chômage, eux ? Craignent-ils de sombrer financièrement ? Non. En exploitant les travailleurs, ils ont amassé des fortunes et ils vont continuer d’être les maîtres et les premiers profiteurs de l’économie.
Il faut obliger ces capitalistes à payer en continuant de verser tous les salaires et en faisant en sorte que pas un seul de leurs salariés n’ait à franchir la porte de France travail ! Il faut prendre sur les profits et les dividendes accumulés pour assurer une vie digne à tous les travailleurs !
Tous les partis politiques jurent vouloir lutter contre la désindustrialisation. À la tête des villes ou des collectivités locales, ils ont tous exactement la même politique que Macron : promettre des dizaines de millions d’aides publiques aux capitalistes pour qu’ils daignent investir en France.
C’est un double gâchis car cela n’arrête pas…
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