Si le scrutin sénatorial n’est généralement pas synonyme de grands changements, une nouveauté de taille pourrait marquer le renouvellement de la moitié de la Haute assemblée, le 27 septembre prochain : l’arrivée du premier groupe Rassemblement national de l’histoire du Sénat.
Trois sénateurs RN aujourd’hui
Fort de quelques bons scores, lors des municipales de mars dernier, le RN voit son implantation locale progresser. Le parti d’extrême droite reste encore loin derrière les LR ou le PS en nombre de grands électeurs, à 95 % les conseillers municipaux, qui élisent les sénateurs. Ce qui se retrouve dans l’hémicycle : le RN n’a que trois sénateurs actuellement, Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne), sur un total de 348. Un colosse lors des scrutins nationaux, mais un poids plume localement.
Mais les choses devraient changer, après les sénatoriales. Si le RN restera encore loin de son poids attendu lors de la présidentielle, il a bon espoir de constituer un groupe politique. D’autant qu’au Sénat, il suffit d’être dix sénateurs pour en former un, contre quinze à l’Assemblée.
Le RN espère « entre 9 et 13 sièges. A priori, on fait le groupe »
Dès septembre 2025, le RN s’est fixé ce but d’avoir un groupe. « L’objectif a été donné par le bureau exécutif », confiait un député RN en vue à publicsenat.fr, en septembre dernier. « Obtenir un groupe…
Auteur: François Vignal

