« Il faut qu’autour des écoles, on n’ait pas de MacDo et de kebabs », déclare la sénatrice des Bouches-du-Rhône Brigitte Devésa

Surpoids ou obésité ? Difficile d’établir une distinction claire. Le spécialiste Serge Hercberg clarifie la différence : « Le surpoids correspond à une accumulation de graisse dans l’organisme. Ça peut se traduire simplement par une augmentation du poids par rapport à la taille. Si l’accumulation de graisse continue, on arrive à un état d’obésité. Pour caractériser le surpoids et l’obésité, on utilise un indicateur qui est le rapport du poids sur la talle au carré, un indice de masse corporelle, l’IMC, qui permet à chacun de se situer soit dans l’état normal, soit dans le surpoids, soit [dans] l’obésité qui a différentes classes : l’obésité modérée, sévère et même morbide ».

L’obésité, une maladie révélatrice des fractures sociales

Aujourd’hui pourtant, l’obésité peine à être reconnue comme « maladie » dans les politiques de santé publique, constituant de facto un obstacle à sa prévention et à son traitement. Pour Brigitte Devésa, « c’est une maladie chronique c’est-à-dire qu’elle va s’amplifier dans le temps en apportant notamment des problèmes différents, que ce soit le diabète, le cancer, des problèmes au niveau du corps, des os. » La sénatrice appelle à « prendre en compte » ce problème, sans toutefois « culpabiliser ces personnes qui sont en situation d‘obésité et de surpoids ».

Mais cette accumulation de graisse dans l’organisme est aussi un marqueur des inégalités…

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Auteur: Rédaction Public Sénat

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