Après un bureau national électrique qui a suivi les élections municipales, la direction d’Olivier Faure est remise en cause par ses opposants internes. Sous pression du président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, le Premier secrétaire mise sur un vote des militants « avant juin » sur le « processus présidentiel » (voir notre article). Carole Delga, membre du courant de Nicolas Mayer-Rossignol qui s’oppose depuis plusieurs années à la direction fauriste, a regretté des « déclarations préjudiciables » du Premier secrétaire du parti socialiste dans l’entre deux tours des municipales.
« On ne peut pas donner cette image d’un parti qui s’achète à la découpe »
La présidente de la région Occitanie déplore que son parti ait « donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux », en mettant notamment en cause les accords avec la France Insoumise. « On ne peut pas donner cette image d’un parti qui s’achète à la découpe. Il faut de la droiture, la clarté ça donne de la force », a ajouté Carole Delga, en affirmant que les Français avaient « sanctionné » le Parti socialiste au second tour des élections municipales, « parce qu’ils en ont ras le bol des magouilles. »
Et la présidente de Régions de France d’en tirer la conclusion qu’Olivier Faure doit quitter la direction du PS : « Il faut que nous ayons un vrai changement au Parti socialiste. Nous…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

