« Il manque 30 à 40 % de soignants en psychiatrie » : Dominique Simonnot alerte sur une prise en charge « défaillante » et « indigne » des patients

De mars à juillet dernier, la CGLPL a mandaté une équipe de six contrôleurs pour effectuer la première visite thématique des services d’accueil des urgences (SAU) ainsi que quatre équipes pour visiter l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Au total, quinze services d’urgences ont été contrôlés en Île-de-France, dont Cochin, Robert-Debré, Necker-Enfants malades, la Pitié-Salpêtrière, Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ou encore l’hôpital européen-Georges-Pompidou.

Dominique Simonnot pointe des dysfonctionnements graves tels qu’un temps d’attente trop long avant une hospitalisation, entre 20h et 40h, un manque saillant de personnel, des locaux non adaptés, des situations de rétentions arbitraires dans l’attente d’un placement en soins sans consentement ainsi que des contentions sans cadre légal.

Une prise en charge « défaillante »

Depuis 2019, le nombre de passage aux urgences pour des motifs psychologiques a augmenté. Selon le rapport de 2024 de la mission d’information sur la prise en charge des urgences psychiatriques de l’Assemblée nationale, cette hausse est de 21 % sur la période 2019-2023. Aussi, il pointait déjà les défauts du schéma organisationnel de l’offre de soin, en particulier sur la surcharge de travail aux urgences. Selon Dominique Simonnot, les principales causes de ces « défaillances » sont le manque de lits dans les services psychiatriques et le manque de soignants…

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Auteur: Chiara Carbonnet