Mélanie Vogel est l’une des principales chevilles ouvrières de l’inscription de l’IVG dans la Constitution. En septembre 2022, quelques mois après l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade par la Cour suprême des Etats-Unis, la sénatrice écologiste de 38 ans dépose une proposition de loi constitutionnelle visant à protéger le droit à l’avortement en France. Le texte est rejeté à 17 voix d’écart. Toutefois, elle ne se résout pas.
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En coulisses, elle met la pression sur le gouvernement avec deux autres parlementaires, la sénatrice Laurence Rossignol et l’insoumise Mathilde Panot, et ferraille pour trouver un compromis au Sénat. Son combat est désormais victorieux : par 780 voix contre 72, les parlementaires au Congrès ont adopté cette révision constitutionnelle. Mais selon elle, la lutte pour les droits des femmes est loin d’être terminée.
Cet entretien a été réalisé le mercredi 6 mars au matin. La veille a été publiée dans Les Jours l’interview d’Anaïs Leleux, militante féministe, qui accuse Julien Bayou, ancien chef de file des Écologistes (Europe Écologie – Les Verts, à l’époque) de violences psychologiques. Nous n’avons pas interrogé Mélanie Vogel sur ce point. Toutefois, la sénatrice écologiste s’est exprimée sur le sujet sur X (ex-Twitter) : « La lutte contre les violences doit être au cœur de l’action des écologistes. Plus fortement encore lorsque c’est nos rangs. Le courage des femmes qui parlent nous oblige. » Ce 6…
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Auteur: Lucas Sarafian

