Que se passe-t-il lorsque après des mois d’agitations et de rencontres un mouvement se termine ? Qu’est-ce qu’être lycéen en 2025 implique de ténacité et de désillusion ? À quoi les enfants perdus peuvent-ils encore s’accrocher ? C’est ce que raconte un jeune lycéen toulousain à travers ces quelques réflexions…
Aujourd’hui, je n’arrive plus à croire.
Je suis désemparé, les perspectives se sont effacées.
Depuis 25 semaines, Rien…
Aucune désobéissance, pas même une légère victoire.
Le chuchotement a disparu, la rumeur est évincée.
À la place, quoi ?
Le nihilisme ? La F ? je ne sais pas. Ou peut-être juste la répression.
Non pas la dépression, la RÉPRESSION !
Vous y croyez ? Moi aussi j’ai du mal à croire,
ils nous ont vaincus.
Il faut se rendre à l’évidence, seulement peut-être après serons-nous capables de danser, attaquer, faire effraction…
Mais si nous refusons le constat, notre demi-sommeil, nous fera vivre notre demi-vie dans le demi-monde.
À quoi bon, vivre un peu ? Vivre comme des morts ?
Alors plutôt mourir comme des vivants !
Pourquoi cette peur de vaincre ?
Pourquoi ne pas vivre, tel des exaltés ?
Je pense que la résignation est un piège, tout comme célébrer des victoires qui n’en sont pas ! Cela revient à nous désarmer du plus grand détonateur de l’époque.
Peut-être, visualiser nos chutes, accepter nos errances et vivre la remontée !
— Seulement « les gens sont passés à autre chose ».
Quoi ? Autre chose ?
Si je suis honnête avec moi-même, force est de constater que ma vie d’errance, est une vie qui serre. Ça fait mal, ça gratte, ça suinte, ça opprime, peut-être enfin j’ai goûté à la résignation. Bref, quel goût dégueulasse !
Si nous sommes passés à autre chose alors autant tout détruire, écraser les gens, leur faire bouffer la poussière et avaler la terre. Alors autant vivre pleinement l’individualisme, le capitalisme, le…
Auteur: dev

