- Les lycéens mobilisés depuis fin septembre dénoncent les inégalités scolaires entre les territoires.
- Les dispositifs REP et REP+ ne concernent que les écoles et collèges, et plus les lycées depuis 2015 : la mobilisation actuelle réactive le sujet des réseaux d’éducation prioritaire.
- Il manque en moyenne un enseignant dans chaque lycée de Seine-Saint-Denis.
- Dans les zones rurales, l’enjeu des durées de trajet s’ajoute à celui des emplois du temps surchargés.
- Les enseignants coûtent moins cher à l’État dans les quartiers populaires : profs en début de carrière, recours aux contractuels…
- Souvent oubliée, la filière professionnelle a perdu au fil des dernières réformes des heures de cours, creusant les inégalités d’apprentissage.
« Y a pas de raison que nous, on ait une éducation et un avenir de seconde zone comparé aux lycées privés ou des beaux quartiers », a lancé la Coordination lycéenne Paris X banlieue, qui agrège plusieurs lycées franciliens, dans son appel issu de son assemblée du 3 octobre. Lors des blocages des lycées, « on parle de nos droits, de pourquoi il n’y en a que pour Paris, pour les villes de luxe », exposait auprès de Basta! Ethan, élève en seconde rencontré devant son lycée, Maryse-Condé, à Sarcelles (Val-d’Oise). Depuis bientôt deux semaines, la question des inégalités scolaires est au cœur de la colère lycéenne.
Jusqu’ici, cet enjeu de la mobilisation est balayé par le gouvernement : « On peut toujours discuter du niveau d’encadrement en Seine-Saint-Denis, et plus généralement du fonctionnement du service public de l’éducation. Pas diffuser des fausses informations pour faire croire à une relégation bien éloignée de l’intérêt réel des élèves », a rejeté, dès le début du mouvement le 28 septembre, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, sur le réseau social X.
De fausses informations, vraiment ? Le ministre…
Auteur: Maïa Courtois
