Au pays du vin, on boit encore trop. Si depuis trente ans, on constate une baisse marquée de la consommation quotidienne d’alcool, c’est encore trop pour la sénatrice Cathy Apourceau-Poly. La consommation d’alcool reste la deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac, c’est pourquoi la législation « ne va pas assez loin », selon l’élue communiste du Pas-de-Calais pour qui trop souvent la consommation d’alcool est associée « à la fête ». Anniversaire, pot de départ, toute excuse est bonne pour boire décrit-elle avant d’ajouter « qu’on peut très bien avoir des départs en retraite ou des séminaires sans alcool. Cela peut participer à réduire la consommation et faire voir aux Français qu’il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » et cela nécessite « de casser cette image de bon vivant ».
Sommes-nous tous égaux face à la consommation ?
Lorsque la consommation se répète, rapidement l’addiction peut prendre le dessus avec des impacts différents selon les individus. Pour la psychiatre et addictologue Delphine Moisan « il y a des facteurs individuels de vulnérabilité : les facteurs génétiques selon qu’on ait antécédents familiaux d’addiction et les facteurs biologiques [comme] le circuit de récompense, le système de plaisir qui ne va pas être réglé pareil pour tout le monde. Il y a en plus plein de facteurs psychologiques : la sensibilité au stress, le fait…
Auteur: Rédaction Public Sénat

