« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Ça gronde chez Renaissance. La fin de session n’est pas simple pour les députés du groupe EPR, présidé par Gabriel Attal. En cause, l’attitude du premier ministre, pourtant l’un des leurs. Plusieurs griefs s’accumulent contre Sébastien Lecornu : avoir refusé de déposer un amendement sur le projet de loi agricole pour empêcher la réintroduction, par dérogation, de l’acétamipride. Mais aussi sa décision d’annoncer, avant le vote, la saisine du Conseil constitutionnel sur le texte fin de vie. Ou encore le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, qui chercherait à revoir le compte personnel de formation. Une ambiance de fin de session, qui sent la fin de règne ?

« C’est inédit ce qu’il se passe avec Lecornu »

Dans le groupe, tout cela passe mal. « C’est inédit ce qu’il se passe avec Lecornu », dit l’un. « On ne comprend pas le premier ministre », lâche un autre. Surtout que ce dernier « n’est jamais venu devant le groupe », pointe l’un de ses membres. Une députée ressent même du « mépris ». Certains parlementaires voient aussi leur rendez-vous avec les ministres repoussés. Pas de quoi créer un climat apaisé.

Pour celui qui se présente comme loyal au Président, un député s’étonne de son action : « Il s’inscrit dans une loyauté humaine et politique, de compagnonnage avec le Président, tout en étant obligé de tuer tout ce qui a été fait par le Président depuis 2016, pour assurer…

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Auteur: François Vignal

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