Il écope d’une amende. Le président de la Coordination rurale (CR), Bertrand Venteau, a été condamné le 15 octobre à payer 15 000 euros, dont 10 000 avec sursis, par le tribunal correctionnel d’Auch. Il avait déclaré, lors de son élection à la tête du deuxième syndicat agricole de France en novembre dernier : « Les écolos, la décroissance veulent nous crever, nous devons leur faire la peau. »
Le leader syndical s’est ainsi rendu coupable de « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit », explique la juridiction dans un communiqué. Alors que Bertrand Venteau et son avocate se défendaient, lors de l’audience le 3 septembre, en affirmant que ces propos avaient été prononcés dans un cadre privé, le tribunal d’Auch a relevé que le congrès de la CR « n’était pas réservé à ses seuls membres, mais aussi ouvert à d’autres personnes dont la presse ». La condition de publicité nécessaire pour caractériser l’infraction de « provocation publique » était donc remplie.
1 500 euros à France Nature Environnement
Bertrand Venteau est également condamné à verser la somme de 1 500 euros au profit de l’association à l’origine de la plainte, France Nature Environnement, au titre des frais de procédure. « La Coordination rurale n’est plus au-dessus des lois », a réagi Anne Roques, juriste pour France Nature Environnement, dans un communiqué. Elle a par ailleurs déploré que de « nombreux faits de violences » aient visé « les locaux de plusieurs associations membres (Nature Environnement 17, Indre nature, FNE Limousin) » après les déclarations de Bertrand Venteau.
« La Coordination rurale n’est plus au-dessus des lois »
Comme l’avait raconté Reporterre, le procès de Bertrand Venteau s’était déroulé dans une atmosphère tendue. Devant le tribunal d’Auch, les agriculteurs et soutiens de la CR avaient lancé des…
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