Le 26 janvier 2015 marque une date historique dans la révolution au Rojava : il s’agit en effet de la libération de la ville de Kobané, dans le Nord de la Syrie.
En septembre 2014, en pleine guerre civile syrienne, l’État Islamique (EI) lance une offensive sur Kobané, après une première attaque deux mois plus tôt. Pour les djihadistes, au-delà de l’enjeu stratégique, Kobané représente un symbole de résistance qu’il faut abattre, pour enfin remporter une victoire contre les forces Kurdes et leurs alliés. Ce sont donc des milliers de combattants islamistes surarmés et déterminés qui se lancent à l’assaut de cette petite ville coincée à la frontière avec la Turquie, alors surpeuplée de dizaines de milliers de déplacé-es qui ont fuit les combats et l’avancée des troupes djihadistes de l’EI dans la région.
Mais Kobané résiste : les hommes et les femmes qui la défendent, malgré un rapport de force inégal sur le terrain, s’accrochent et ne cèdent pas. Les combattant-es du YPD – Unité de Protection du Peuple –, des YPJ – Forces de Protection des Femmes – mais aussi divers groupes de combattants anti-Assad, tiennent les rues et opposent une farouche résistance dans chaque quartier. Du renfort est également envoyé par la communauté Kurde de Turquie (avant que celle-ci ne ferme sa frontière) et par le gouvernement régional du Kurdistan Irakien. La ville de Kobané doit être sauvée à tout prix pour les forces démocratiques, car sa perte ruinerait le projet d’un Kurdistan autonome en Syrie et rendrait impossible la création d’un Rojava comprenant les trois cantons kurdes.
En parallèle, une campagne de soutien mobilise tout d’abord les kurdes de Turquie, puis s’étend à l’Europe et dans le Monde. Des milliers de manifestant-es défilent en Allemagne (où vivent de nombreuses et nombreux réfugiés Kurdes), mais aussi en France, en Grande-Bretagne, en Belgique … La coalition des États anti-EI…
Auteur: B

