Orly sous le soleil. Entre les voyageurs aux valises chargées, deux compagnies de CRS déboulent. Ce déploiement n’est pas banal, même dans le deuxième aéroport du pays. Pour cause, à 14 heures est prévue l’arrivée de la délégation française de la Global Sumud Flotilla, en provenance d’Athènes.
Les membres de l’initiative ont tenté de briser le blocus humanitaire illégal mis en place par Israël autour de la bande de Gaza. Dans la nuit du 2 au 3 octobre, ils ont été enlevés dans les eaux internationales par l’armée israélienne. Florence Ait-Salah-Lecervoisier, conseillère municipale LFI à Orly, est venue accueillir ses camarades avec une envie de résistance pacifique : « Si on me propose d’y aller, je lâche tout et j’embarque. »
Sur le même sujet : Dossier : Flottille arrêtée, solidarité empêchée
Devant les portes battantes grises du hall d’arrivée du terminal 2, la foule de soutiens grossit. La Confédération générale du travail (CGT) est également présente. Pour la première fois depuis le 7-Octobre, un syndicat national français est représenté dans une traversée humanitaire vers le territoire palestinien. C’est Cédric Caubère, responsable CGT de Haute-Garonne, qui a embarqué pour le compte de l’organisation.
Sandrine Mourey, membre du bureau confédéral du syndicat, déclare avec fierté que « la flottille a montré une union de l’ensemble des peuples ». Alors que les drapeaux syndicaux et palestiniens se déploient, le parterre de militants et de journalistes est amassé derrière une bande noire « No entry » au sol.
« L’opération est un succès »
À chaque battement des portes grises, tous se concentrent pour apercevoir la zone de débarquement. Enfin,…
Auteur: William Jean


