Léna Situations, influenceuse aux millions d’abonnés, a déclenché une vive polémique après son apparition à Cannes en robe longue blanche et voile léger. Deborah Abisror-De Liem, cadre macroniste, y voit un symbole d’« entrisme islamiste », liant sa tenue à une infiltration religieuse via les tendances vestimentaires. Son tweet a déclenché une vague de réactions politiques indignées. Manuel Bompard (LFI) dénonce une « obsession maladive », Rima Hassan fustige une islamophobie masquée, rappelant que le féminisme consiste à laisser les femmes libres de leurs choix.
Le paradoxe est frappant : le lendemain, Léna est critiquée pour une tenue jugée trop légère, dans un festival où le dress code renforce le contrôle sur les corps féminins. Trop couverte ? Suspecte. Trop dénudée ? Inconvenante. En 2025, s’habiller reste un acte scruté, jugé, surtout pour les femmes racisées. Le vêtement devient prétexte à stigmatisation. C’est cette instrumentalisation politique que dénoncent les féministes : réduire le corps des femmes à un message, un drapeau, une menace. Leur liberté n’est pas négociable.
Auteur: Le Média

