Ils se préparent à la « guerre civile » ou ciblent juifs et musulmans : la menace d'extrême droite qui monte

Ils envisageaient de s’attaquer à des mosquées, des synagogues, des kebabs, des lieux « de gauche » ou des personnalités politiques, dont le président de la République. Il se préparent à « une guerre civile », prônent la haine des migrants et admirent des terroristes d’extrême droite. Leurs groupes s’appellent « OAS », « Honneur et nation », « Action des forces opérationnelles ». Certains projettent également des actions violentes de manière – apparemment – isolée… Depuis 2017, le parquet national antiterroriste a ouvert au moins sept enquêtes sur les projets de groupes ou d’individus d’ultradroite. La première affaire jugée au tribunal de Paris est celle du groupuscule néonazi OAS, dont les membres ont tous été condamnés, ce 12 octobre, jusqu’à neuf ans d’emprisonnement pour avoir envisagé d’attaquer des personnalités politiques, des musulmans et des militants de gauche. Nous récapitulons ici ces différents groupes et projets d’attentats déjoués, avec une question : ce regain de projets d’attentats est-il le fait de groupes hétéroclites, finalement peu ou pas organisés, ou constitue-t-il les prémices d’une nouvelle vague brune à prendre très au sérieux ?

Simon, le jeune néonazi qui voulait « faire pire que Columbine »

Interpellé et mis en garde à vue le 28 septembre 2021, le jeune homme (19 ans), appelé Simon, projetait une tuerie de masse « pire que Columbine », en référence au massacre perpétré dans une école aux États-Unis en 1999. Lors de la perquisition à son domicile, les forces de l’ordre ont trouvé des carnets intitulés « Mein Kampf », où il décrivait en détail ses projets et son adoration pour le dictateur nazi. Il avait visiblement prévu de s’attaquer à son ancien lycée et à une mosquée, tous deux en Seine-Maritime, le 20 avril 2022. Une date très symbolique : le jour anniversaire de la naissance d’Adolf Hitler.

Dans ses carnets, il fait aussi référence au terroriste d’extrême droite norvégien Anders Breivik, responsable des attentats d’Oslo et d’Utøya en 2011 qui ont fait 77 morts. Sur l’application Telegram, il échange fréquemment au sein d’un groupe de discussion, « Division AtomWaffen » (nom en référence à un réseau terroriste néonazi américain) et y rencontre Leila B., qui fomentait des projets d’attentats djihadistes. Elle a été mise en examen en avril 2021. Simon n’appartenait apparemment à aucun groupe ou groupuscule connu.

« Honneur et nation » visait des…

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Auteur: Agathe Breton

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