Ces experts estiment que les droits des victimes à la justice, à la vérité, à des réparations et aux garanties de non-répétition sont « rarement respectés ». Ils recommandent aux États diverses mesures pour assurer la justice, l’obligation de rendre des comptes et la réparation des abus.
« Les manifestations de racisme systémique à l’encontre des Africains et des personnes d’ascendance africaine par les policiers et les systèmes de justice pénale sont toujours prédominantes dans de nombreuses régions du monde, et l’impunité généralisée persiste », a déclaré Akua Kuenyehia, Présidente du Mécanisme international d’experts indépendants chargé de promouvoir le respect de la justice raciale et de l’égalité de traitement par les forces de l’ordre.
Des recommandations spécifiques tournées vers l’action
Tracie Keesee, membre du Mécanisme, a souligné, pour sa part, que « les personnes et les communautés touchées par la violence et les abus policiers nous font régulièrement part des difficultés qu’elles rencontrent lorsqu’elles réclament justice, obligation de rendre des comptes et réparation pour les violations commises par les forces de l’ordre, c’est pourquoi nous présentons ces recommandations spécifiques tournées vers l’action ».
Dans son rapport, qui sera présenté le 2 octobre au Palais de Nations à Genève lors de la 57e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Mécanisme d’experts a examiné les obstacles auxquels sont confrontés les Africains et les personnes d’ascendance africaine lorsqu’ils réclament justice, responsabilité et réparation.
Il définit les mesures minimales nécessaires pour lutter contre l’impunité, assorties de recommandations concrètes, tels la mise en œuvre de procédures efficaces de signalement, d’examen et d’enquête ; la création d’organismes civils indépendants de surveillance des forces de l’ordre, et l’instauration de mécanismes indépendants pour soutenir…
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Auteur: Nations Unies FR

