Les coûts du changement climatique sont infiniment plus élevés que les aides aux plus précaires : fin du monde, fin du mois, même combat
L’été 2026 est une calamité sur tous les plans : climatique évidemment, avec une sécheresse, des canicules et des incendies d’une ampleur jamais connue, et une incurie absolue des pouvoirs publics. Sociale également, avec un gouvernement néolibéral en fin de règne qui est bien décidé à tout saccager avant de partir.
Comme souvent, l’attaque tombe au cœur de l’été, quand il est quasiment impossible de riposter. Macron envisage des coupes massives dans les APL, les aides pour le logement, vitales pour des centaines de milliers de personnes précaires, souvent jeunes, qui peuvent grâce à elles payer leurs loyers et ne pas se retrouver à la rue.
Un rapport de l’Inspection des finances et des affaires sociales commandé par le gouvernement propose des coupes drastiques dans les dépenses sociales. De l’ordre de 4 milliards d’euros en moins dans le budget 2027, qui sera voté à la rentrée. Les hauts fonctionnaires ont listé 10 mesures «d’économies» à faire sur le dos des pauvres. Ces coupes visent les familles, supprimant diverses réductions d’impôts pour les parents d’enfants scolarisés, les parents veufs ou les parents isolés, la baisse des allocations familiales… Macron parle de «réarmement démographique» mais veut étrangler celles et ceux qui font des enfants.
Le rapport s’attaque surtout aux APL : les aides pour le logement seraient supprimées pour 200.000 personnes, et baisseraient pour 310.000 autres. Cette mesure, qui aurait des conséquences catastrophiques pour des centaines de milliers de personnes, vise particulièrement les étudiant·es : il s’agit de calculer les APL en fonction des revenus parentaux et plus de ceux du bénéficiaire. En clair, les jeunes qui veulent faire des études n’auront quasiment plus aucun moyen de…
Auteur: B
