Déjà 3,5 millions d’hectares, l’équivalent de la superficie de la Belgique ou de la Normandie, ont brûlé en cette fin de printemps au Canada. Selon Radio-Canada, plus de la moitié des 207 foyers ne sont toujours pas maîtrisés.
Les feux, concentrés d’abord sur deux provinces au centre du pays, se déplacent depuis mercredi 11 juin vers l’ouest. L’un d’entre eux se rapproche dangereusement de Vancouver, agglomération de plus de 3 millions d’habitants située près de la frontière avec les États-Unis.
Ce feu hors de contrôle a rapidement grossi dans les dernières heures, ce qui menace, à 65 kilomètres de Vancouver, la ville de Squamish et ses 25 000 habitants. Selon Le Devoir, le feu se serait propagé à moins de 40 mètres de certaines habitations. Les autorités de la région ont déclaré l’état d’urgence et prévenu une partie des habitants qu’ils doivent être prêts à évacuer « à court terme ».
Le gouvernement du Canada prévoit un « risque élevé » concernant la qualité de l’air dégradée à cause des fumées d’incendie. Il a ainsi mis en place ce jeudi un avertissement qui conseille aux habitants, notamment pour les plus fragiles, de « limiter le temps passé à l’extérieur » et de « garder les fenêtres et portes fermées autant que possible ».
La fumée des feux contient plusieurs gaz et des particules qui ont des effets néfastes pour la santé, souligne Santé Canada, relayé par la chaîne de télévision canadienne CBC. Les symptômes les plus fréquents sont légers, il s’agit par exemple de maux de tête ou de toux. Mais dans certains cas plus rares, l’exposition à la fumée peut engendrer un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque.
Deux ans après un été historiquement dévastateur, le Canada est de nouveau confronté à ce que les experts appellent une « grande saison » des feux, avec des surfaces brûlées qui dépassent déjà en…
Auteur: Théo Boissonneau (avec AFP)

