Dans le nord-est parisien, le campement Delphine-Seyrig, où vivent une cinquantaine de personnes exilées, a été incendié deux fois en dix jours. La première fois dans la nuit du 18 au 19 janvier. Plusieurs personnes ont été blessées. Un homme à la rue depuis deux ans et qui avait obtenu le statut de réfugié en décembre 2025 est toujours hospitalisé dans le service des grands brûlés d’un hôpital parisien.
« D’après les habitants du campement, quelqu’un aurait aspergé les tentes d’une substance inflammable avant d’y mettre le feu. Les pompiers auraient retrouvé des traces d’hydrocarbures », a relaté à nos confrères de StreetPress un travailleur social. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, un autre incendie s’est déclaré dans le campement. Le jerrycan d’essence retrouvé sur place par les habitants fait penser à un acte criminel. Personne n’aurait été blessé. Le parquet a annoncé qu’une enquête était en cours.
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À Politis, Paul Azauly, coordinateur à Médecins du monde, souligne la responsabilité de l’État. « Qu’ils soient criminels ou non, ces incendies sont de la responsabilité des autorités car, en hiver, les gens survivent dehors en faisant du feu. » Utopia 56 a dénombré « une vingtaine d’incendies au cours des six derniers mois sur des lieux de vie informels ». L’association a alerté la préfecture pour réclamer « une mise à l’abri urgente et inconditionnelle de tous les occupants de ce campement ».
Sans réponse politique des pouvoirs publics pour l’instant. D’après les associations, la dernière mise à l’abri liée à ce campement remonte à juillet 2025.
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Auteur: Politis

