Au lendemain de la mort de deux pompiers professionnels en intervention mardi en Gironde, le procureur de la République à Bordeaux a annoncé mercredi 22 juillet un durcissement des poursuites pénales contre l’emploi du feu en milieu forestier, et notamment le jet de mégots.
Dans un communiqué de presse, le procureur Renaud Gaudeul indique que l’emploi du feu en milieu forestier dans les départements des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne, où il est interdit, sera passible désormais d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, en ce qu’il met en danger la vie d’autrui. Le non-respect de cette interdiction est habituellement puni d’une contravention de type 4, soit de 135 euros.
« Au regard de la situation actuelle » en Gironde, où les pompiers endeuillés luttent contre d’autres feux mercredi, dont un est particulièrement virulent au nord du bassin d’Arcachon, « la violation manifestement délibérée de l’interdiction d’emploi du feu en milieu forestier expose autrui, et notamment (mais pas seulement) les soldats du feu, à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente », souligne le magistrat.
Garde à vue possible
Dans un département confronté à un « épisode sévère de feux de forêts », dont un a coûté la vie à deux sapeurs-pompiers mardi aux abords de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, ce durcissement des sanctions vise plus particulièrement les jets de mégots, encore « beaucoup trop fréquents », déplore le procureur.
Il a ainsi demandé aux fonctionnaires de police de multiplier les contrôles et de « procéder au placement en garde à vue de toute personne prise en action ». « Lorsque ce jet aura été commis depuis un véhicule, j’ai donné pour instruction de faire placer ledit véhicule sous scellé », précise Renaud Gaudeul.
Cette action…
Auteur: La Croix (avec AFP)

