Plus de 150 millions d’hectares sont partis en fumée à travers le monde depuis début 2026. C’est deux fois plus que la moyenne observée ces dernières années sur la même période. Ce funeste record a été révélé le 12 mai par l’Organisation des Nations unies (ONU), qui pointe qu’il « s’inscrit dans un contexte global de records climatiques » : les températures des océans atteignent des sommets historiques, la banquise arctique des niveaux exceptionnellement bas et les vagues de chaleur comme les épisodes de sécheresse se multiplient… Ils risquent de s’aggraver avec le très probable retour du phénomène climatique El Niño, qui pourrait être intensifié par le dérèglement climatique.
« Nous pourrions nous diriger vers une année sans précédent marquée par des incendies mondiaux et des événements météorologiques record », note l’ONU, qui exhorte les États à « réduire drastiquement [leur] consommation de combustibles fossiles et [à atteindre] la neutralité carbone ».
En France, 70 668 hectares sont déjà partis en cendres entre le 1er janvier et le 6 mai 2026, contre 24 615 hectares en moyenne entre 2012 et 2024 sur cette même période. Aux États-Unis, des incendies d’une ampleur historique ont ravagé le Nebraska, la Floride et la Géorgie. Plus de 291 000 personnes ont été touchées par les feux qui ont ravagé la Chine. Le constat de l’ONU est clair : les feux de forêt extrêmes ont plus que doublé au cours des vingt dernières années et devraient continuer à s’intensifier en raison du changement climatique.
« Il ravage une proportion stupéfiante de territoires nationaux »
« Ces chiffres sont une preuve encore plus flagrante que le réchauffement climatique — alimenté par la pollution due au charbon, au pétrole et au gaz — ravage une proportion stupéfiante de territoires nationaux », pointe Simon Stiell, le secrétaire exécutif de la…
Auteur: Moran Kerinec

