Incendies, inondations… Et si on formait des détenus ?

Tout le monde s’accorde à dire que nous connaîtrons à l’avenir encore plus d’incendies et d’inondations dévastateurs. Le mois dernier, les pompiers de Bruxelles se sont mis en grève – le jour de la fête nationale ! – pour dénoncer la pénurie de personnel qui existe déjà et le manque de reconnaissance et de suivi après des interventions difficiles. Alors que l’on ne recrute pas moins de 500 jeunes pour l’armée, le président de la Fédération belge des pompiers a évoqué « l’impuissance totale des pompiers face aux conséquences du changement climatique ».

Il est urgent de recruter et de former du personnel. Pourquoi ne pas le faire parmi les détenus volontaires ? Avec un salaire décent pour subvenir aux besoins de la cantine, de la famille qui se retrouve sans revenus, et pour payer les amendes ou les indemnités aux victimes. Et avec une perspective d’avenir. Cela changerait également l’opinion publique à leur égard.

Les pompiers aux États-Unis : entre esclavage et travail utile

Dans le documentaire The prison in twelve landscapes (2016), réalisé par la Canadienne Brett Story et consacré à la catastrophe carcérale américaine, une détenue anonyme décrit ce travail dur et celui de son équipe de pompiers dans les collines californiennes. « Je me considère comme une héroïne, et je pense que le public nous voit aussi ainsi », dit-elle. « Nous protégeons les gens, les forêts et les maisons. Les gens nous font signe quand nous sommes en route vers un incendie. Ou quand ils nous croisent, ils nous demandent : “Votre équipe est-elle vraiment composée uniquement de femmes ?” Les gens nous interpellent, mais nous n’avons pas le droit de répondre, c’est interdit. Si, une fois notre peine purgée, nous avions la possibilité de postuler pour devenir pompiers, cela nous offrirait vraiment une perspective d’avenir, mais ce n’est pas possible avec un casier judiciaire. »

Dans une…

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Auteur: Luk VERVAET