La Belgique vit l’un des pires incendies de son histoire. Depuis le 14 août, le feu a ravagé plus de 3 000 hectares sur le plateau des Hautes Fagnes, à l’est du pays.
Les pompiers wallons ont pu compter sur l’appui d’avions bombardiers d’eau venus de Norvège, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas. L’ampleur des feux questionne sur les moyens ou la préparation de la Belgique face au risque d’incendie : avant ce soutien international, les pompiers ne disposaient que deux hélicoptères de la police fédérale à très faible capacité de largage, indique Le Monde.
Selon le quotidien du soir, le manque de moyen humain est un facteur de fragilité de la défense contre les flammes. La Belgique ne dispose que de 6 000 pompiers professionnels et de 12 500 volontaires, soit un ratio de secouristes par habitant plus de deux fois plus faible qu’en France.
La RTBF a également relevé qu’une carte réalisée par des chercheurs de l’Université de Liège, publiée en 2025 par l’Agence wallonne de l’air et du climat (Awac), identifiait les territoires wallons les plus exposés au risque d’incendie. Ce sont précisément ces zones qui ont presque toutes étaient consumées par les feux. L’Awac a indiqué à la RTBF que cette cartographie alimente une stratégie d’adaptation au changement climatique qui devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.
Car c’est bien là où le bât blesse : le plat pays semble manquer de mesures de prévention contre les feux. À cet égard, le ministre de la Défense belge, Theo Francken, a annoncé qu’un plan d’action militaire contre les incendies serait bientôt présenté à la Chambre des représentants.
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