« Il va falloir que ceux qui se présentent à la présidentielle prennent leurs responsabilités. » C’est ainsi que Stéphane Lessire, pompier et porte-parole de SUD-Sdis, résume les enjeux, alors que huit sur neuf des syndicats représentatifs de la profession ont annoncé, lors d’une conférence de presse le 28 août, avoir déposé un préavis de grève entre le 8 septembre et le 20 octobre. Il s’agit de manifester leur colère par apport aux moyens insuffisants après un été record en termes d’incendies. Depuis le début de l’été, les flammes ont parcouru au moins 120 000 hectares en France, selon les estimations provisoires des autorités, sursollicitant les soldats du feu.
Mi-août, les neuf syndicats représentatifs des pompiers des services d’incendie et de secours (Sdis), réunis en intersyndicale, étaient ressortis « très déçus » de leur réunion avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ils espéraient obtenir davantage de moyens face à des interventions qui explosent, un recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels _ ils sont environ 44 000 actuellement, sans compter les volontaires_, et l’adoption rapide d’un projet de loi de modernisation de la sécurité civile.
Brassard « en grève »
Le ministre de l’intérieur avait pour sa part promis de présenter ce projet de loi issu d’un « Beauvau de la Sécurité civile », dans les cartons depuis mi-2024, aux syndicats le 8 septembre. Les discussions engagées sur le financement des Sdis « aboutiront rapidement et concrètement, dès le projet de loi de finances 2027, avec l’augmentation des ressources » de ces services, avait aussi assuré M. Nuñez.
« Il va falloir que les textes qu’ils vont nous présenter soient à la hauteur », avait averti lors de la conférence de presse Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale. « Le 8 septembre, on va avoir la remise en main propre…
Auteur: La Croix (avec AFP)
